APFeL pour Anesthésie Pédiatrique en France en Libéral : ce projet est à l’initiative de deux anesthésistes-réanimatrices : Clémence Hindy-François et Alia Skhiri qui travaillent respectivement à la Clinique Marcel Sembat à Boulogne-Billancourt et à l'hôpital privé de Marne la Vallée à Bry-sur-Marne. Ses objectifs : décrire l’activité d’anesthésie-réanimation pédiatrique des centres privés et étudier les complications associées aux pratiques des anesthésistes libéraux.
Au total, grâce au soutien de la Direction Recherche et Enseignement Ramsay Santé et le syndicat de l’hospitalisation privée, la FHP - MCO (branche de la Médecine Chirurgie, Obstétrique de la Fédération de l’Hospitalisation Privée), 24 centres privés répartis sur toute la France ont participé, comprenant 3714 patients âgés de 0 à 17 ans. Ces enfants ont été volontairement répartis selon deux périodes : le premier groupe a été évalué au printemps 2023 et le second à l’automne 2023, afin de tenir compte du risque accru de complications en raison de l’augmentation des infections respiratoires saisonnières.
Voici les premiers résultats :
Sur 3714 enfants, l’âge moyen des prises en charge était de 6,7 ans, avec un poids de 25,9kg correspondant à cette moyenne d’âge.
La quasi-totalité des jeunes patients a bénéficié d’une consultation d’anesthésie pré-opératoire.
81% de ces enfants étaient en bonne santé.
Seuls 9,2% d’entre eux prenaient un traitement à long terme, essentiellement des bronchodilatateurs.
93,8% des patients étaient admis pour une chirurgie, dont 90,6% pour une prise en charge programmée, contre 6,3% pour un examen diagnostique.
93,2% des patients étaient admis en chirurgie ambulatoire.
67,7% des enfants ont reçu une anesthésie générale associée dans 28,9% des cas à une anesthésie loco-régionale.
39% des enfants ont été admis pour une chirurgie ORL (essentiellement pour une ablation des amygdales en ambulatoire.).
2% seulement des patients ont présenté des complications suite à l’anesthésie (contre 5,5% dans les établissements publics français), toutes sans conséquence sur leur état de santé car ces enfants ont pu rentrer chez eux le soir.
2/3 des enfants se réveillaient au bloc opératoire et 1/3 en salle de réveil.
1,2% des parents ont pu être présents auprès de leur enfant au moment de l’endormir. Une situation uniquement possible avant de réaliser un examen d’imagerie et qui « facilite le travail des équipes sur place », souligne Clémence Hindy-François.
1,8% des parents ont pu être présents en salle de réveil. Un pourcentage qui s’explique par le temps court passé par les jeunes patients dans cette salle.
L’étude APFeL se prolonge : elle se concentrera sur les patients de moins d’un an à partir du 15 septembre 2025. Puis, sous réserve de financements, elle devrait s’étendre à l’ensemble de la population française. Un nouveau projet prometteur également pour la Direction Recherche et Enseignement Ramsay Santé.